Steel Division 2 - Total Conflict Edition est un jeu de stratégie en temps réel qui se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale. Les joueurs y dirigent des divisions sur de vastes champs de bataille, dans des affrontements tactiques très détaillés où le positionnement des unités, l'arrivée des renforts par phases et le contrôle du terrain sont essentiels.
Gameplay
Avant chaque partie, le joueur sélectionne un deck de division, puis déploie ses unités en trois phases successives (A, B et C). Chaque phase débloque des unités plus puissantes ou plus spécialisées, tandis que les revenus varient selon le contrôle de la carte. Les combats se déroulent sur des cartes pouvant atteindre 150 km sur 100 km, obligeant à gérer finement les lignes de ravitaillement, les manœuvres de flanquement et l'emploi combiné de l'infanterie, des blindés, de l'artillerie et de l'appui aérien.
La construction du deck constitue un pilier du jeu. Le joueur choisit parmi des divisions historiques de différentes nations et compose ses forces en équilibrant reconnaissance, puissance de combat et soutien. En temps réel, il donne des ordres à des bataillons ou compagnies tout en surveillant le moral, les munitions et les lignes de vue qui influencent la précision et la détection. Le système récompense le bon timing des renforts et l'adaptation aux évolutions du front plutôt que les assauts précipités.
Modes de jeu
Le multijoueur propose plusieurs formats compétitifs. En Conquest, la victoire s'obtient en contrôlant la majorité de la carte, les points s'accumulant plus vite à mesure que le pourcentage de contrôle augmente. Close Combat rapproche les forces dès le départ, accélérant les engagements et modifiant les options de déploiement. Destruction récompense l'élimination des unités ennemies, chaque destruction rapportant des points égaux à son coût de déploiement, tandis que la domination de la carte génère des revenus supplémentaires. Breakthrough introduit une asymétrie : une équipe attaque pour capturer et conserver un objectif pendant cinq minutes, tandis que la défense cherche à infliger de lourdes pertes ou à tenir jusqu'à la fin du compte à rebours.
En solo, le mode Army General propose des campagnes stratégiques dynamiques sur le front de l'Est. Le joueur y dirige les mouvements de bataillons sur de grandes cartes opérationnelles, gère la logistique et engage des combats tactiques lorsque les forces se rencontrent. Des escarmouches et des scénarios permettent de s'entraîner contre l'IA dans tous les formats multijoueurs, tandis que les missions historiques utilisent des divisions et des objectifs préétablis tirés d'événements réels.
Divisions et factions
Chaque division représente une formation historique réelle, dotée de forces et de faiblesses propres. Les divisions d'infanterie excellent dans la défense et le combat rapproché, tandis que les divisions blindées privilégient les percées et les opérations mobiles. Le joueur personnalise son deck au sein de chaque division pour adapter son style de jeu, en sélectionnant des cartes d'unités fidèles à l'équipement et aux capacités de l'époque. Le jeu met en scène les forces de l'Axe et des Alliés, souvent opposées selon des doctrines très différentes sur des terrains variés.
Vaut-il le coup d'y jouer ?
Steel Division 2 affiche une note « Globalement positive » issue de milliers d'avis, témoignant d'un intérêt durable pour son échelle et son ancrage historique. L'édition Total Conflict Edition regroupe le jeu de base et un important contenu additionnel, offrant de multiples campagnes et un large choix de divisions. Les parties accueillent de 1v1 jusqu'à des affrontements en équipe, et l'IA permet de jouer seul ou en coopération. Les amateurs de stratégie en temps réel méthodique, axée sur la planification, la variété des unités et les opérations de grande ampleur pendant la Seconde Guerre mondiale, y trouveront une grande profondeur. Le jeu continue de susciter l'attention de la communauté plusieurs années après sa sortie et constitue un choix solide pour ceux qui recherchent du contenu tactique plutôt que de l'action frénétique.