Total War: Rome II - Wrath of Sparta Campaign Pack propose une campagne stratégique centrée sur la Grèce antique. Le joueur y dirige l'une des quatre cités-états grecques au début de la guerre du Péloponnèse, en 432 av. J.-C. L'extension remplace le cadre romain par une carte dédiée au monde hellénique, où chaque décision influence le contrôle des provinces et des ressources.
Gameplay
Le cœur du jeu alterne entre gestion de campagne au tour par tour et batailles en temps réel. Chaque tour correspond à un mois sur la nouvelle carte, qui couvre la Grèce continentale, les îles et la côte ionienne, soit 22 provinces et 78 régions. Les armées se déplacent sur terre et sur mer tandis que le joueur gère ses cités, recrute ses troupes et réagit aux événements. Les batailles mettent l'accent sur les formations d'hoplites appuyées par des troupes légères, tandis que les affrontements navals reposent sur l'éperonnage et l'abordage avec des dières et des trières. Les transports de troupes ne participent plus directement aux combats, orientant la stratégie navale vers des navires de guerre spécialisés.
Quatre factions sont jouables, chacune avec une position et une liste d'unités distinctes. Sparte dispose d'un large éventail d'unités terrestres adaptées à la phalange. Athènes bénéficie d'un avantage naval. Corinthe et la Béotie possèdent leurs propres compositions d'unités et emplacements de départ. Des figures historiques comme Lysandre et Socrate apparaissent en tant que généraux ou hommes d'État. De nouveaux arbres technologiques se répartissent entre les domaines militaire, naval, logistique, philosophie, esthétique et mathématiques, offrant des voies de progression ciblées.
Des systèmes supplémentaires incluent les Jeux panhelléniques et les fêtes religieuses. Le joueur décide de son implication dans chaque événement, par exemple en parrainant des athlètes ou en envoyant des émissaires, ce qui peut générer des bonus ou des malus. Le Tribalisme hellénique influence la diplomatie et l'ordre public entre les factions grecques, tandis que l'Empire perse peut intervenir si une cité devient trop puissante.
Game Modes
L'extension se concentre sur sa campagne solo. Aucun mode multijoueur ni type de partie supplémentaire n'est inclus au-delà des options du jeu de base. La campagne se déroule sur sa propre carte dédiée, avec une durée plus courte que la grande campagne, favorisant des sessions de jeu ciblées qui couvrent les premières années du conflit.
Factions et Mécaniques
Chacune des quatre factions possède des traits uniques qui influencent la disponibilité des unités et les défis de la campagne. Sparte met l'accent sur la domination terrestre grâce à une variété d'hoplites et de troupes de soutien. Athènes tire parti de sa supériorité navale. Des unités de mercenaires apparaissent sous forme limitée mais spécialisée, accessibles dans les provinces pour plus de flexibilité sans nécessiter de vastes effectifs. Plus de cinquante nouvelles unités terrestres et navales élargissent les options tactiques, dont des troupes spécialisées comme les Hoplites spartiates et les Skiritai. La mécanique de la Menace perse introduit une implication croissante de l'empire oriental lorsque le pouvoir grec se consolide.
Est-ce que ça vaut le coup ?
Cette extension convient aux joueurs qui apprécient une stratégie historique détaillée centrée sur les conflits entre cités grecques et la guerre hoplitique. La carte dédiée, les tours mensuels et les systèmes d'événements offrent une expérience plus resserrée que les campagnes plus vastes. Les retours sont mitigés : certains saluent la richesse historique, tandis que d'autres mentionnent des problèmes d'équilibrage ou de rythme. L'extension reste disponible dans la bibliothèque de Total War: Rome II pour ceux qui souhaitent explorer cette période et ce cadre précis. Elle offre le plus d'intérêt aux fans de la série qui possèdent déjà le jeu de base et recherchent une campagne grecque autonome, sans nécessiter de mises à jour récentes ni de contenu additionnel.