Walls Have Eyes est un jeu d'horreur indépendant en solo dont la mécanique repose sur le squash réel. L'action se déroule dans un vieux manoir abritant un unique court, où le joueur incarne un athlète qui s'entraîne seul à minuit, une semaine avant un championnat. Chaque frappe fait rebondir la balle sur les quatre murs, et l'environnement lui-même commence à réagir.
Gameplay
Le jeu exige précision et anticipation. Le joueur enchaîne drives, angles, boasts et volées tandis que la balle ricoche de façon imprévisible. Au début, un repère lumineux au sol indique les trajectoires et les rebonds attendus. Très vite, il faut lire les angles et prévoir le retour sans aide. Le court se transforme peu à peu, ses lignes et ses surfaces devenant étrangères, obligeant à s'adapter en continu. Le sound design transmet des informations essentielles : grâce aux indices sonores, le joueur peut suivre la balle même quand il ne la voit plus. Le port d'un casque renforce cette dimension, chaque rebond devenant une donnée spatiale. L'expérience se déroule dans un seul bâtiment, au cours d'une nuit, avec des visuels entièrement dessinés à la main pour chaque mur, arbre et rayon de lune, sans textures photographiques ni packs d'assets.
Game Modes
Le titre propose une séquence solo continue, sans mode multijoueur ni embranchements. La progression suit un programme structuré qui initie aux bases du squash avant d'introduire des configurations de court modifiées. L'accent reste mis sur une seule nuit d'entraînement ininterrompue, où la répétition sportive se mêle à une tension environnementale croissante. Aucune autre modalité n'est mentionnée, l'expérience restant linéaire et autonome.
Atmosphere and Setting
Le manoir autour du court est sombre et réactif. Après de longs silences, le bâtiment perçoit la présence du joueur. L'horreur naît du sport lui-même plutôt que de menaces extérieures : le bois, les lignes du court et les sons de la balle deviennent les principaux vecteurs d'inquiétude. La géométrie change, une observation invisible s'installe, et chaque frappe semble porter un jugement tandis que l'environnement regarde et répond.
Technical Presentation
Les visuels sont entièrement tracés par code et peints à la main, offrant une esthétique cohérente du court au manoir et aux aperçus extérieurs. L'audio remplit une double fonction : il crée l'ambiance tout en servant d'outil de jeu, indiquant la position de la balle quand le joueur ne peut surveiller tous les murs à la fois. Les trois heures de jeu livrent un contenu dense, sans passages vides, en se concentrant sur l'évolution des sessions de squash.
Is It Worth Playing?
Walls Have Eyes s'adresse aux joueurs qui recherchent une mécanique de timing précise alliée à une horreur psychologique ancrée dans l'activité physique. Il convient à ceux qui apprécient les sessions courtes et concentrées, où la simulation sportive se combine à une narration environnementale. Sans modes multiples ni campagne étendue, le jeu cible les personnes désireuses d'une expérience de trois heures centrée sur les fondamentaux du squash, progressivement teintée d'horreur. La présentation artisanale et l'importance accordée au son comme vecteur d'information le distinguent auprès des joueurs qui privilégient un rythme maîtrisé plutôt que des mondes expansifs. Les informations actuelles confirment sa disponibilité sur PC en version complète et autonome, sans mises à jour ni saisons annoncées.