Beholder 2 est un jeu de stratégie, d'aventure et de simulation indépendant qui se déroule dans un ministère dystopique. Le joueur y incarne un stagiaire de bas rang dans un État totalitaire et doit composer chaque jour avec une hiérarchie rigide, des choix qui influencent sa carrière, ses finances et sa position morale au sein d'une bureaucratie oppressive. Entre tâches administratives, surveillance et manœuvres relationnelles, il lui faut trouver le bon équilibre pour gravir les échelons ou risquer d'être démasqué.
Gameplay
Le cœur du jeu repose sur une journée de travail fixe de neuf heures que le joueur répartit entre les différentes activités du ministère. Chaque tâche - traitement des demandes des citoyens, rédaction de formulaires ou échanges avec les collègues - consomme du temps et oblige à établir des priorités. Argent et prestige constituent les principales ressources : le premier finance les dépenses personnelles, le second ouvre de nouvelles opportunités et confère davantage d'autorité.
De nombreuses missions prennent la forme de courts casse-tête ou d'exercices de compréhension qui reproduisent le quotidien administratif : trier des requêtes, acheminer les bons documents aux bons services ou traiter plaintes et dénonciations selon des règles strictes. Hors du bureau, le joueur peut explorer les étages, tisser des liens avec ses collègues et découvrir des informations cachées qui ouvrent d'autres voies narratives. Chaque décision a des répercussions durables sur les quêtes disponibles, les relations et le déroulement de l'histoire.
La progression est volontairement mesurée : toute action consomme du temps et comporte un risque. Le joueur doit donc décider s'il remplit ses obligations pour un revenu stable ou s'il consacre des heures à des manœuvres plus risquées susceptibles d'accélérer son avancement. Les mécaniques de simulation exigent une planification sur plusieurs jours, car les factures à la maison et les exigences du ministère continuent de s'accumuler.
Game Modes
Beholder 2 est un jeu exclusivement solo, sans mode multijoueur ni composante compétitive. L'expérience se déroule sous la forme d'une campagne continue rythmée par les journées de travail, durant laquelle le joueur gravit les échelons tout en gérant sa survie et ses ambitions. Différents styles de jeu émergent naturellement grâce aux embranchements narratifs accessibles dès le début.
Certains privilégient l'accomplissement consciencieux des tâches pour obtenir une reconnaissance officielle et une progression régulière. D'autres misent sur le réseautage opportuniste et le contournement sélectif des règles pour avancer plus vite au détriment des autres. Une troisième approche consiste à collecter des preuves et à nouer des contacts discrets afin de révéler les dysfonctionnements du système. Ces voies ne sont pas figées : elles résultent de l'accumulation des choix et peuvent évoluer au fil des découvertes.
L'absence de modes distincts concentre l'attention sur la simulation et le récit. Chaque session alimente la même trajectoire de carrière, la limite quotidienne de neuf heures restant le principal facteur qui oriente toutes les décisions stratégiques.
Story and Setting
L'histoire se déroule au sein du Premier Ministère d'un État sous surveillance constante, où la loyauté envers le pouvoir est primordiale. En tant que stagiaire débutant, le joueur dispose d'une autorité limitée et doit manœuvrer entre couches bureaucratiques, collègues suspicieux et directives ambiguës. Le décor puise dans les thèmes dystopiques classiques, transformant le travail administratif quotidien en source de tension et d'ambiguïté morale.
Les temps forts narratifs naissent des conversations, des documents découverts et des résultats des missions accomplies. Le joueur peut choisir de soutenir le système, de l'exploiter à son profit ou de le saper discrètement, chaque option générant son lot d'alliés et d'obstacles. Le ton reste délibérément pragmatique et sombre, sans satire appuyée, laissant les mécaniques renforcer l'impression d'évoluer dans une hiérarchie inflexible.
Is It Worth Playing?
Beholder 2 s'adresse aux joueurs qui apprécient les simulations fondées sur le choix, mêlant légers casse-tête, planification à long terme et conséquences narratives. Le système de gestion du temps génère une tension constante sans exiger de réflexes rapides, tandis que le cadre ministériel offre un contexte original pour des décisions orientées carrière. Ceux qui préfèrent la gestion ouverte ou l'action pure risquent de trouver le rythme posé et la part importante de lecture moins stimulants.
L'accueil a été globalement positif auprès des joueurs sensibles aux choix significatifs et à la narration atmosphérique. Le jeu constitue un titre complet et autonome, sans contenu saisonnier ni éléments live-service, permettant à tout intéressé d'en découvrir l'intégralité sans achat supplémentaire ni attente de mise à jour. Les amateurs de stratégie récompensant une allocation minutieuse des ressources et plusieurs parties pour des fins différentes y trouveront leur compte.