Candlelight: Lament est un jeu d'aventure point-and-click ancré dans l'horreur lovecraftienne, premier titre du studio Lawsquare. Le joueur incarne Ed, un professeur âgé qui brave le couvre-feu pour découvrir ce qui est arrivé à sa petite-fille, disparue dans un univers parallèle des années 1970. L'expérience repose sur l'exploration et la déduction plutôt que sur l'action, et l'histoire se dévoile au fil des observations et des interactions.
Gameplay
Le cœur du jeu consiste à parcourir des scènes en point-and-click : examiner des objets, dialoguer avec les personnages et résoudre des énigmes. Un compagnon nommé le Gardien accompagne le joueur tout au long du parcours et intervient aux moments clés. La mécanique « Awake » permet de révéler des secrets et des couches cachées de l'environnement. Les conversations s'affichent en gros plans illustrés, invitant à repérer les indices visuels qui font progresser l'histoire.
Les énigmes privilégient la logique et l'observation plutôt que la dextérité ou le timing. Le style artistique, entièrement en noir et blanc et peint à la main, donne une cohérence visuelle à ce monde parallèle des années 1970. L'horreur naît de la tension atmosphérique et des révélations narratives plutôt que de sautes brusques.
Modes de jeu
Candlelight: Lament est une aventure point-and-click exclusivement solo, sans mode multijoueur ni variantes. Le parcours suit une trame linéaire centrée sur l'exploration et la résolution d'énigmes. Le joueur avance en interagissant avec l'environnement et en utilisant le Gardien et la mécanique Awake pour recueillir des informations. Des succès récompensent l'accomplissement de certaines tâches.
Atmosphère et univers
Le jeu construit son monde à travers des visuels monochromes peints à la main, qui évoquent une version parallèle des années 1970. Ce choix artistique renforce le ton lovecraftien en misant sur le malaise et le mystère plutôt que sur la couleur ou les effets spectaculaires. Les lieux et les échanges avec les personnages donnent le sentiment de découvrir quelque chose de plus vaste et de plus troublant qu'il n'y paraît, tandis que le Gardien reste un fil conducteur constant.
Les scènes de dialogue utilisent les gros plans pour mettre en valeur les détails importants, transformant chaque conversation en occasion d'observation. L'ensemble évite les jump scares répétés, laissant l'horreur émerger du récit et de l'environnement de manière mesurée, accessible à un public plus large.
Est-ce que ça vaut le coup d'y jouer ?
Les retours des joueurs sont positifs : 90 % des 82 avis sont favorables. Les critiques soulignent des énigmes raisonnables, une histoire solide et une direction artistique qui sert bien l'atmosphère d'horreur. L'expérience convient à ceux qui préfèrent les aventures point-and-click et les thèmes lovecraftiens subtils plutôt que l'action intense ou les frayeurs fréquentes. Premier titre de Lawsquare, il propose un récit concentré qui récompense l'attention et la patience. Les amateurs d'aventures atmosphériques solo dans le genre horreur y trouveront des éléments qui correspondent à leurs attentes, et sa structure courte et autonome le rend accessible sans engagement prolongé.