WarPlan est un jeu de stratégie et de simulation au tour par tour qui recrée la Seconde Guerre mondiale à l'échelle opérationnelle. Le joueur y dirige des forces terrestres, aériennes et navales tout en gérant la production, les lignes de ravitaillement et les relations diplomatiques entre un maximum de soixante-dix nations. Le titre cherche un équilibre entre la précision historique héritée des wargames de plateau et des mécaniques accessibles qui limitent la micro-gestion.
Gameplay
Le cœur du jeu repose sur la planification et l'exécution d'opérations sur une carte hexagonale dont chaque case représente trente miles ou cinquante kilomètres, selon une projection de Peters qui respecte mieux les distances. Les unités terrestres figurent des formations de quinze à soixante mille hommes, les unités aériennes représentent trois à quatre cents appareils et les groupes navals regroupent navires de ligne et escortes. Les combats se déroulent en phases distinctes : les actions terrestres dépendent de points d'opération pour progresser sur plusieurs hexagones et percer les lignes, les frappes aériennes visent des objectifs précis ou apportent un soutien automatique au sol, et les affrontements navals proposent des postures de flotte ou de raider qui influencent la détection, ainsi que des combats de nuit, de surface, sous-marins ou de porte-avions.
Vingt types d'unités possèdent quinze attributs chacun, soutenus par dix-sept avancées technologiques et cinq spécialités. Chaque pays dispose de variantes propres, tandis que les unités terrestres peuvent être personnalisées par des spécialisations qui, combinées aux avancées, permettent jusqu'à cent vingt configurations. Le ravitaillement provient des villes, des voies ferrées, des ports et des quartiers généraux, avec des pénalités de distance qui reflètent les difficultés rencontrées en Afrique du Nord. La production suit le pétrole, la main-d'œuvre, la logistique, les ressources stratégiques et les accords commerciaux, tandis que la diplomatie permet de déclarer la guerre, d'influencer des nations, de fomenter des coups d'État ou de négocier des capitulations en fonction de la loyauté et des scores d'entrée en guerre.
La carte comprend quinze types de terrain dont les variations affectent le déplacement des unités motorisées et non motorisées, la capacité des aérodromes et les bonus défensifs. Douze types de ressources et cinq ressources stratégiques orientent les choix économiques. Le brouillard de guerre limite les informations sur les unités en fonction du niveau de détection, et cinq conditions météorologiques ajoutent des variables au déplacement et à l'efficacité au combat. Un éditeur permet de créer et de modifier des scénarios.
Modes de jeu
WarPlan propose des campagnes solo contre l'intelligence artificielle. Le mode hotseat permet à plusieurs joueurs de partager un même ordinateur en alternant les tours. Le mode PBEM autorise le multijoueur asynchrone par échanges de courriels, nécessitant un compte tiers pour un fonctionnement complet. Ces options conviennent aussi bien à l'étude stratégique solitaire qu'aux parties compétitives ou coopératives sans contrainte de temps réel.
Éléments stratégiques et personnalisation
La gestion des pays va au-delà du combat et porte sur l'allocation des ressources et les voies technologiques, chaque unité offrant au moins deux choix d'avancement qui mènent à quarante-sept configurations distinctes. Des généraux peuvent être affectés aux formations pour influencer les résultats des combats, les attaques mobiles et les retraites. Des réserves de soutien proposent onze types d'unités auxiliaires qui renforcent les opérations. Des zones de contrôle limitent les mouvements ennemis, tandis que les systèmes de dédoublement et de formation permettent de scinder ou de regrouper les unités à volonté. Ces mécaniques favorisent la planification à long terme plutôt que les réactions tactiques.
Est-ce que ça vaut le coup d'y jouer ?
WarPlan s'adresse aux joueurs qui apprécient les wargames opérationnels détaillés où la gestion des ressources et de la diplomatie compte autant que l'exécution tactique. Son interface réduit les tâches répétitives pour que l'attention reste portée sur les décisions de haut niveau. Le jeu conserve une communauté active autour de son éditeur et des parties PBEM plusieurs années après sa sortie. Ceux qui recherchent une simulation inspirée des wargames de plateau sans complexité excessive trouveront ses systèmes gratifiants. L'accueil reste positif parmi les passionnés du genre pour la profondeur qu'il offre dans un cadre maîtrisable.