Goat Simulator 3 propose une expérience sandbox en vue à la troisième personne centrée sur les frasques d'une chèvre nommée Pilgor. Ce jeu de simulation décontracté invite les joueurs à explorer l'île étendue de San Angora, où l'objectif principal consiste à semer le chaos grâce à des commandes simples et satisfaisantes. Le titre mise avant tout sur l'humour et les interactions physiques plutôt que sur des objectifs structurés ou des systèmes complexes.
Gameplay
Les actions principales tournent autour des coups de tête donnés aux objets et aux PNJ, de la langue utilisée pour coller des éléments à la chèvre et des triple sauts qui facilitent les déplacements. Il est également possible de s'effondrer au sol lors des impacts, de grinder sur des rails, de charger des cibles ou d'activer des emotes et capacités spéciales liées aux objets équipés. Ces mécaniques favorisent l'expérimentation dans l'environnement ouvert, que ce soit en escaladant des structures ou en détournant des objets du quotidien.
Le monde propose plusieurs moyens de se déplacer au-delà de la marche classique : grinder, conduire des véhicules ou profiter d'une propulsion explosive quand l'occasion se présente. Des éléments comme le feu, l'électricité ou la gelée extraterrestre enrichissent les interactions et permettent d'amplifier rapidement le désordre. Certaines zones parodient d'autres genres, notamment de courtes séquences de tir à la première personne inspirées de classiques, rompant ainsi la boucle sandbox par des changements de rythme.
La personnalisation passe par des équipements et des formes qui modifient l'apparence et confèrent parfois des traits uniques, renforçant la rejouabilité lors des phases d'exploration libre. L'étendue de San Angora offre largement de quoi découvrir de nouveaux coins, avec des événements et défis disséminés pour maintenir l'intérêt sans imposer de direction stricte.
Modes de jeu
En solo, les sessions reposent sur le chaos en liberté et sur un mode histoire dédié. Dans ce dernier, des quêtes font progresser le joueur au sein des rangs des Illuminati, jusqu'au déblocage d'un château de chèvre et à l'affrontement final contre le fermier. Ce fil narratif léger s'intègre à l'absurde général et encourage à terminer les tâches éparpillées sur l'île.
Le multijoueur permet jusqu'à quatre joueurs en coopération, en local ou en ligne. Chacun dispose des mêmes outils du sandbox pour organiser des méfaits ensemble, avec la possibilité de basculer vers des formats compétitifs. Sept mini-jeux dédiés sont disponibles, dont King of the Hill où il faut contrôler une zone centrale, The Floor is Lava qui impose de rester en mouvement, et Car Derby centré sur les collisions de véhicules.
Ces modes s'intègrent naturellement au monde principal : une fois débloqués, les mini-jeux peuvent être lancés n'importe où. Le mode coopératif révèle tout son potentiel en groupe, transformant l'exploration en chaos collectif ou en rivalités amicales qui finissent souvent dans le rire.
Exploration et Progression
Au-delà des actions immédiates, le jeu récompense la curiosité par des éléments cachés, des énigmes physiques et des comportements aléatoires des PNJ qui génèrent des situations imprévues. Les joueurs débloquent de nouvelles zones en accomplissant des objectifs ou simplement en se baladant, élargissant ainsi les possibilités de cascades et d'interactions. La carte, plus grande que dans les précédents opus, permet des sessions prolongées de jeu sans structure imposée.
La progression s'articule autour des quêtes de l'histoire et d'objectifs personnels comme la collecte d'objets ou la maîtrise de cascades spécifiques. Des défis basés sur l'instinct apparaissent régulièrement, incitant à combiner les mécaniques dans des séquences précises. Cette structure équilibre la liberté avec des jalons optionnels sans imposer de parcours obligatoire.
Vaut-il le coup ?
Goat Simulator 3 s'adresse surtout aux joueurs en quête d'un divertissement léger et sans prise de tête sur PC. Les retours soulignent régulièrement le plaisir du loop de destruction et l'attrait du mode coopératif, même si certains regrettent le manque de profondeur dans la progression et le scénario. Le jeu continue de recevoir des mises à jour et du contenu additionnel plusieurs années après sa sortie, garantissant une expérience soignée et enrichie.
Ceux qui apprécient les sandbox absurdes en solo ou entre amis y trouveront un réel intérêt. Le mélange d'éléments de simulation et de quêtes d'aventure apporte de la variété, tandis que le ton général reste accessible et incitant à la rejouabilité. Pour les joueurs qui privilégient l'humour et le fun émergent plutôt que la profondeur compétitive ou le réalisme, il constitue un choix solide dans le genre casual.